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(A Paris, bien sur,) Avec des gens au bout de la ligne- sous entendu une fois les visage connus reconnus- , y'a moins de « fils qui se touchent » comme dit Monsieur S. .
Monsieur S. se souvient de phrases écrites et lues, des phrases de lui et des phrases d'autres;
Il les donnes à entendre, avec un air de « tiens-t'en-veux-j'te-l'donne », avec cette faculté de se souvenir précisément qui appuie et souligne sans malice, quelque part entre mon oreille maligne et la commissures de mes lèvres, le dessin de mon manque de mémoire.
Au bout du sixième étage, après la cour intérieure, la porte C, l'escalier de service qui nen finit pas, se trouve à la place d'un palier simple (j'entend par la un nombre de portes qui se compte sur les doigts d'une seule main) un dédale de couloirs et de portes.
Les six étages me poussent à contempler les toits quelques secondes.De la fenêtre ouverte, la lumière me rassure, le vent m'est précieux.
Je suis tout en haut, au plus haut point de l'intérieur de l'immeuble, et comme les chats, je plisse les yeux.Respiration courte et mains dans les poches, j'affronte alors ce labyrinthe tapissé de rouge et d'or.
Rouge et or dans l'après, mais bois et ombres ocres sous mes pas: entre des lavabos figés dans une autre époque, installés là contre toute logique, des portes condamnées, la poussière et les écailles de peinture, je n'ai pas d'échos.
Dans l'obscurité, rien n'y est vraiment droit, ni les murs, ni les angles, il fait si noir que je ne peux pas voir le parquet et je n'ose pas regarder le plafond en face. Tout dans ces couloirs étroits parait sortir d'un monde ou "on" aurait du se sentir bien et ou « on » se sent mal, et ou je me plait bien.
Je cherche le 19.
Un dernier angle étrange et une porte est ouverte, à droite;
un peu de ce qui fait qu'on aime, tout court, m'y attend sans que je le sache.
Publié par fanguk à 17:33:49 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
Je veux une vie avec plus de Radiohead [...].
Sans timidité, celle qui est perçue comme de la paresse à l'égard de tout et n'importequoi, celle qui me montre du doigt comme quelqu'un de froid.
Y'a pas que le rouge qui monte au joues, quand on est timide. Y'a tout ce qu'on rate.
Et tout ce qu'on rate, c'est tout ce qu'on ne connaîtra jamais.
Les timides ne possèdent que des miettes, assez petites pour faire mal au yeux, et assez dures pour faire mal au coeur.
De tout ce qu'on rate découle une vague de possibilités qu'on n'attrape pas.
Publié par fanguk à 17:23:58 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai plus grand chose à (m')écrire.
C'est ce qui arrive quand on ne cherche plus a mentir.
On se tait.
Les bras las,
j'me laisse prendre en photo, à défaut d'en prendre moi même.
J'm'en sens même pas honteuse.
Sans couper les notes qui figent les doigts.
Sans casser des images.
Sans apprendre.
Sans ranger.
Un carré de carrelage sur la terrasse propre, un livre neuf et un autre qui sent le papier jaune, pour que ça soit plus plausible:
je dénie tout.
En bloc.
Je ne suis responsable de rien,
je ne veux qu'être en boule, avec un bout de terrasse pour lire.
Ne rien faire,
au sens propre.
Des photos de vacances pour le Japon
adopter les rôles, sans mentir, les multiplier,
jusqu'aux limites que ne définissent que les gens de l'autre côté du bureau.
Ceux avec une blouse blanche et des notes écrites avec assurance.
Les limites qu'on ne définit qu'après avoir lu beaucoup de livres, les livres qui disent la vérité. Hein ?
Avec un bon coeur, un bon coeur pour sauver tous ses pauvres gens, de l'autre côté de la barrière, ce sont des gens généreux, qui ne veulent que sauver toutes ces pauvres âmes. Ces cortexs aux connections foireuses.
Le jour ou ca viendra,
je serais rassurée.
Parce que ce jour, j'aurais eu raison et toi tort.
Publié par fanguk à 12:38:06 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
Ce sont des routes sand debut ni fin sans couleur parce que ma tête dort, sans fond ni ciel, sans musique particuliere.
J'voudrais sauter assez haut pour aller jusqu'au Japon d'un seul bon;
Au lieu de ça, tout ce que je sais, c'est que sans cour de Jap a la rentree ca va pas être possible, et sans boulot a côte ca sera pas de cour de Jap du tout parce que c'est pas donne, du tout du tout, et sans se casser la tête ça va etre dur de trouver un boulot plus mon joli full time en lettre imprimees grasses mais nettes, ça va être un joyeux bordel.
Un mec vient de rentrer 3 fois dans la salle pc, il ný en a qu'un, il parle espagnol (uniquement) et moi anglais (...uniquement), alors on se parle, normalement, comme si on se comprenait l'un l'autre alors que pas du tout, tout ce qu'on regarde ce sont nos mains pour se comprendre et des echos pour compter les minutes avant de lui ceder poliement la place ( i don't see why i would prove them right about my internet addiction - my own personnal comas ).
J'ai plus d'yeux pour prendre des photos.
J'envois des messages, j'en ecris et j'en jette.
The worse is that I could simply forgive you anything.
I am that sad. ahhhhhhhh, t. ...
You could kill yourself, and I would forgive you.
You're killing me, and i do forgive you.
Tu me donnerais une date une heure et je serais capable de courir pour y être.
Pathetic n'est pas le mot exact, mais c'est le premier qui vient a l'exprit.
Publié par fanguk à 19:52:37 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
En fraction de manque;
Le silence de t. est toujours la, mais comme sous mes pieds.
Le Japon, mais tout bas.
Tout me manque, mais en sourdine.
Ma boite mail est vide de mots frais, les e-mails déjà lus y gisent, comme de la boue froide au fond d'un lac.
Un lac bien gardé par une foret effrayante ou pourtant il ne se passe rien. Pas une vague.
J'ai pas d'amant pour m'écrire,
juste des bribes de début d'amitié qui ressemblent a des pousses paresseuses. Sans fleurs. Pas encore, j'éspère.Tout bas.
Je n'ai visité aucun des liens qui hurlent dans mes rappels,
je répond "je ne sais pas" à tout,
et tout devient figé. Les gens, surtout.
Comme un feu d'artifice sans le son.
Des fruits et des légumes sans gout.
Alors je travaille a l'encre de chine et je me persuade que demain tout ira mieux tu verras.
Publié par fanguk à 10:34:28 dans bribes. | Commentaires (3) | Permaliens
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