C'est terrible cette lumière quand ça vous prend,
ça vous gobe les yeux et ça fige les muscles.
L'écran blafard et c'est juste là: plus moyen de raisonner.
Un écoulement de tic-tac, incommensurable et puis tout ce vide qu'on sent sans pouvoir ni le regarder, ni même le voir.
Des grumeaux dans une paille.
Publié par fanguk à 23:42:42 dans bribes. | Commentaires (1) | Permaliens
Je deteste ces soirs froids ou les pieds nus sur le carrelage j'hurle tout bas très vite que je n'ai personne à qui écrire.
C'est d'un banal abominable.
Serrer des têtes pleine de cheveux, ca vaut bien pour les gens qui dorment.
Faire semblant c'est ma ligne de survie.
J'ai l'honneteté qui explose, donc, incontrolable, à force de changer de caractere a chaque coin de rue, chaque coin de rayon.
J'pense à trop de monde en même temps, et je sais pas si c'est pire que de ne penser à personne.
Je crois pas.
Publié par fanguk à 23:55:50 dans bribes. | Commentaires (1) | Permaliens
(...) "no novel the computer ran out of battery and i lost it, though i do have 3 years of notes lying about." (...)
(...)"What do you do with 3 years of notes ? Origami ? " (...)
"(...)ill make more notes till i can make a big paper tree and plant it in the back garden, so the birds have something to read in the morning, im sure they sometimes
Publié par fanguk à 07:35:58 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
(A Paris, bien sur,) Avec des gens au bout de la ligne- sous entendu une fois les visage connus reconnus- , y'a moins de « fils qui se touchent » comme dit Monsieur S. .
Monsieur S. se souvient de phrases écrites et lues, des phrases de lui et des phrases d'autres;
Il les donnes à entendre, avec un air de « tiens-t'en-veux-j'te-l'donne », avec cette faculté de se souvenir précisément qui appuie et souligne sans malice, quelque part entre mon oreille maligne et la commissures de mes lèvres, le dessin de mon manque de mémoire.
Au bout du sixième étage, après la cour intérieure, la porte C, l'escalier de service qui nen finit pas, se trouve à la place d'un palier simple (j'entend par la un nombre de portes qui se compte sur les doigts d'une seule main) un dédale de couloirs et de portes.
Les six étages me poussent à contempler les toits quelques secondes.De la fenêtre ouverte, la lumière me rassure, le vent m'est précieux.
Je suis tout en haut, au plus haut point de l'intérieur de l'immeuble, et comme les chats, je plisse les yeux.Respiration courte et mains dans les poches, j'affronte alors ce labyrinthe tapissé de rouge et d'or.
Rouge et or dans l'après, mais bois et ombres ocres sous mes pas: entre des lavabos figés dans une autre époque, installés là contre toute logique, des portes condamnées, la poussière et les écailles de peinture, je n'ai pas d'échos.
Dans l'obscurité, rien n'y est vraiment droit, ni les murs, ni les angles, il fait si noir que je ne peux pas voir le parquet et je n'ose pas regarder le plafond en face. Tout dans ces couloirs étroits parait sortir d'un monde ou "on" aurait du se sentir bien et ou « on » se sent mal, et ou je me plait bien.
Je cherche le 19.
Un dernier angle étrange et une porte est ouverte, à droite;
un peu de ce qui fait qu'on aime, tout court, m'y attend sans que je le sache.
Publié par fanguk à 17:33:49 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
Je veux une vie avec plus de Radiohead [...].
Sans timidité, celle qui est perçue comme de la paresse à l'égard de tout et n'importequoi, celle qui me montre du doigt comme quelqu'un de froid.
Y'a pas que le rouge qui monte au joues, quand on est timide. Y'a tout ce qu'on rate.
Et tout ce qu'on rate, c'est tout ce qu'on ne connaîtra jamais.
Les timides ne possèdent que des miettes, assez petites pour faire mal au yeux, et assez dures pour faire mal au coeur.
De tout ce qu'on rate découle une vague de possibilités qu'on n'attrape pas.
Publié par fanguk à 17:23:58 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
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