• Fun at henin beaumont, youpi tralala.

    -"Bon très bien. j'vous laisse passer a côté et vous déshabiller."
    J'enlève le T-shirt.
    -"J'dois tout enlever ? Obligé(e) ?
    -Ben...c'est plus pratique."
    J'enlève ce qu'il y a en dessous du t-shirt (suis d'une docilité exemplaire devant le corp médical, ah HA ha).
    -"Allongez vous".
    -"Bon alors, le grain de beauté c'est celui-la et après les"
    -"Ok" virgule "et c'est quoi tous ces traits que vous avez sur le corps ?" me coupe le monsieur, en réglant sa lampe de médecin pour mieux voir.
    Faut qu'il sache si ce ne sont pas des trucs qu'on m'a déjà enlevé - comme si en tant que dermato il se demandait vraiment si ce carnage de boucher eut pu être
    de la chirurgie...
    Mais avec les années on s'y fait. Je répond machinalement que c'est " Rien, c'était avant -"
    (comprendre : ce n'est rien qui puisse être médicalement important la tout de suite).

    "Vous vous êtes fait (notez l'absence d'accord) agressée ? "
    Celle là, c'est la première fois qu'on me la sort.
    " Nnnnnnon...?" (avec un t'es-bête-ou-tu-fais-expres caché dans un des"n").
    Là, je m'attend à ce qu'il regarde un peu les taches symétriques toutes bizarres pour lesquelles je suis venue lui donner de l'argent, mais je vois très bien mon " non " glisser sur sa belle blouse blanche de docteur toute propre.
    Je sais pas si il me regarde ou si il règle encore sa putain de lampe, mais ce que je sais c'est qu'il attend la suite.
    Et j'ai les seins à l'air.
    Et que c'est pas comme ça que j'me sens le mieux, dans ma vie à moi.      Bloody hell...

    " J'me suis agressée toute seule ... ?"
    " Bon, et vous vous êtes fait(-) traiter par la suite alors ?"
    " Non."
    Il est dermato bordel il voit bien que la ça fait un sacré bout de temps que ça a cicatrisé, qu'est ce qu'il cherche à prouver avec ses questions à la
    "Ah bon ? Vous vous en êtes sortie toute seule, alors ?"

    BEN OUAI, ALORS, comme une grande, connard, t'as qu'a demandé à ma génitrice pourquoi il a bien fallu, elle est plantée devant ton bureau à environ deux mètres cinquante d'ici ! J'aurais aimé voir sa tête.
    J'ai regardé le plafond (c'est facile allongée, remarquez)
    "Oui ."
    Oui avec un point.
    Voila, ça y est, il a compris que j'avais ni honte ni peur et que j'allais pas ouvrir ma gueule plus que ça juste parce que y'a strictement RIEN à raconter. C'est aussi simple que ça. C'est difficile pour beaucoup, la simplicité.
    C'est leeeeeeeeeeeeeents les gens. Lents lent lents lent.

     

     


     


  • Commentaires

    1
    Samedi 9 Août 2008 à 19:57
    GLauque.
    putain, comment ça m'énerve quand ils font ça. J'y ai eu droit moi aussi à ma dernière visite médicale. J'étais alors en pleine phase de customisation anatomique. Et ce putaind de médecin du travail qui me branche la dessus, et qui me relance au moins dix foi avant de capter que c'est pas ses oignons le pourquoi du comment je m'étais steakachéisée. Mais les êtres humains sont curieux ET malsains. ALors plus c'est mystérieux et lourd de suppositions torturées et plus ça les intéresse. Mais bon c'est pas grave parceque aujourd'hui , à New Look, je me suis acheté une minijupe en jean avec des froufrous autour et même qu'elle était en 42 (et pas en 44 boudiné)!
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