Publié par fanguk à 14:18:09 dans Picturons | Commentaires (0) | Permaliens
(A Paris, bien sur,) Avec des gens au bout de la ligne- sous entendu une fois les visage connus reconnus- , y'a moins de « fils qui se touchent » comme dit Monsieur S. .
Monsieur S. se souvient de phrases écrites et lues, des phrases de lui et des phrases d'autres;
Il les donnes à entendre, avec un air de « tiens-t'en-veux-j'te-l'donne », avec cette faculté de se souvenir précisément qui appuie et souligne sans malice, quelque part entre mon oreille maligne et la commissures de mes lèvres, le dessin de mon manque de mémoire.
Au bout du sixième étage, après la cour intérieure, la porte C, l'escalier de service qui nen finit pas, se trouve à la place d'un palier simple (j'entend par la un nombre de portes qui se compte sur les doigts d'une seule main) un dédale de couloirs et de portes.
Les six étages me poussent à contempler les toits quelques secondes.De la fenêtre ouverte, la lumière me rassure, le vent m'est précieux.
Je suis tout en haut, au plus haut point de l'intérieur de l'immeuble, et comme les chats, je plisse les yeux.Respiration courte et mains dans les poches, j'affronte alors ce labyrinthe tapissé de rouge et d'or.
Rouge et or dans l'après, mais bois et ombres ocres sous mes pas: entre des lavabos figés dans une autre époque, installés là contre toute logique, des portes condamnées, la poussière et les écailles de peinture, je n'ai pas d'échos.
Dans l'obscurité, rien n'y est vraiment droit, ni les murs, ni les angles, il fait si noir que je ne peux pas voir le parquet et je n'ose pas regarder le plafond en face. Tout dans ces couloirs étroits parait sortir d'un monde ou "on" aurait du se sentir bien et ou « on » se sent mal, et ou je me plait bien.
Je cherche le 19.
Un dernier angle étrange et une porte est ouverte, à droite;
un peu de ce qui fait qu'on aime, tout court, m'y attend sans que je le sache.
Publié par fanguk à 17:33:49 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
Je veux une vie avec plus de Radiohead [...].
Sans timidité, celle qui est perçue comme de la paresse à l'égard de tout et n'importequoi, celle qui me montre du doigt comme quelqu'un de froid.
Y'a pas que le rouge qui monte au joues, quand on est timide. Y'a tout ce qu'on rate.
Et tout ce qu'on rate, c'est tout ce qu'on ne connaîtra jamais.
Les timides ne possèdent que des miettes, assez petites pour faire mal au yeux, et assez dures pour faire mal au coeur.
De tout ce qu'on rate découle une vague de possibilités qu'on n'attrape pas.
Publié par fanguk à 17:23:58 dans bribes. | Commentaires (0) | Permaliens
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